Un funambule ne marche pas, ne court pas,
Et il recouvre, par ses mouvements, d’un songe lunaire
L’insignifiant qui l’admire enraciné à sa chaire.
Un funambule ne marche pas, ne court pas,
Il danse au plus proche de la voute célestes
Séparé des dieux par un fil presque poreux.
Un funambule ne marche pas, ne court pas,
Et trace, par ses jeux d’esprit, un corps céleste.
Un crachat lancé à la face des lois de l’univer.
Un funambule ne marche pas, ne court pas,
Dressant le portrait illusoire d’un oiseau liberté
A celui qui boit son acide s’en prendre garde.
Un funambule ne marche pas, ne court pas,
Traçant de son action romanesque, l’horizon,
Il n’est plus que noirceur mortelle séparée de sa chair.
Un funambule ne marche pas, ne court pas,
Son esprit, seul, vagabonde en dehors de son enveloppe charnelle,
Restant sourd aux clameurs de l’humanité et aveugle à toute vitalité.
Un funambule ne marche pas, ne court pas,
Naviguant avec les dieux,
Il reste seul, désormais,
Solitaire parmi ses êtres déambulatoires
Déambulant pour retrouver la portion de son être.
Maintenant, un funambule danse, à l’horizon,
Pour se délivrer de l’apathie de l’immensité,
Fuyant la vision d’un homme surnaturel
Singularité, qu’il a lui-même recherchée.
Un funambule marche, un funambule court…
Un funambule marche, un funambule court…
Un funambule marche, un funambule court…
Constance G. - Poetnquotes
